Les règles du sacrifice de l'Aid

penTraduction d'un cours de Cheikh Salih al Fawzan
flagLangue : Français

Al‑Hady : ce sont les bêtes que les pèlerins amènent à la Mecque pour les immoler. On les appelle ainsi, car elles représentent des offrandes faites à Allah.

Al‑Ud-hiya : ce sont les bêtes sacrifiées dans les maisons le jour de l’Aïd et durant les trois jours suivants1 pour se rapprocher d’Allah. Les musulmans s’accordent à dire qu’il s’agit d’un rite canonique.

Le grand savant, Ibn al‑Qayyim, a dit : « le sacrifice pour le Créateur s’apparente à la fidya2 avec laquelle le condamné sauve sa personne. Allah a dit : “À chaque communauté, Nous avons assigné un rite sacrificiel, afin qu’ils prononcent le nom d’Allah sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée.” (al‑Hajj : 34). Le sacrifice et le sang versé au nom d’Allah sont bel et bien des rites figurants dans toutes les religions. »

  • La meilleure des offrandes est celle des camelins, puis celle des bovins quand on les sacrifie seul, sans la diviser, car ils ont plus de valeurs et nourrissent mieux les pauvres. Puis viennent enfin les ovins.

  • Le meilleur de chaque race sera le plus gras et le plus cher, car Allah a dit : « Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » (al‑Hajj : 32)

  • Le sacrifice n'est valide que si la bête est jidh' al‑dhan : c’est-à-dire les moutons qui ont atteint six mois. Concernant les autres bêtes, le thani est appliqué : les camelins au minimum doivent avoir cinq ans, les bovins deux ans, et les caprins un an.

  • Si l’offrande (al‑hady) est conduite au hajj, alors un mouton par personne est suffisant. Quant au sacrifice fait dans les maisons, un mouton par famille est suffisant. Quant au sacrifice d’une vache ou d’un chameau, que ce soit au hadj ou dans les maisons, sept personnes au maximum peuvent s’y associer conformément à la parole de Jabir (qu’Allah soit satisfait de lui) : « Le Prophète nous a ordonné de nous associer à sept dans le sacrifice du chameau et de la vache. » [Mouslim]. Abou Ayoub (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « les gens, à époque du Prophète, immolaient des moutons en leurs noms et celui de leurs familles, en mangeaient et en nourrissaient autrui. »3 Sacrifier un mouton est plus méritoire que l’association à sept dans le sacrifice du chameau ou de la vache.

  • Le sacrifice n’est valide que si la bête est dénuée de maladies et des autres défauts physiques comme le fait qu’il lui manque un membre, ou qu’elle soit borgne, aveugle, décharnée, boiteuse, ou qu’il lui manque ses dents du devant, ou que ses mamelles soit sèches à cause de son âge avancé. Aussi, le sacrifice n’est pas valide si la bête est visiblement malade conformément au hadith d’Al‑Baraa Ibn Azib (qu’Allah soit satisfait de lui) : « Le Prophète s’est levé parmi nous puis a dit : quatre ne sont pas permis dans le sacrifice : les bêtes visiblement borgnes, malades, boiteuses ou décharnées. » [Abou Dawoud et An-Nassai]

  • La période du sacrifice pour la personne qui accomplit le hadj en tant que moutamati'4 et celle qui immole sa bête chez elle commence après la prière de l’Aïd et se prolonge jusqu’au dernier jour du Tashriq (le 13 Dul Hijja).

  • Il est recommandé, si la personne sacrifie chez elle ou est moutamati' ou qarin5, de manger de son sacrifice, d’en donner aux proches, et d’en offrir en aumône conformément à la parole d’Allah : « Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable. » (al‑Hajj : 28)

  • Quant au sacrifice compensatoire, qui incombe à la personne ayant commis un acte interdit durant le hadj ou ayant délaissé un rite obligatoire, il n’est pas permis d’en manger quoi que ce soit.

  • Quiconque souhaite sacrifier, alors il ne lui est pas permis de se couper les cheveux ou les ongles à partir du premier jour de dul‑hijja jusqu’à ce qu'il ait immolé sa bête conformément à la parole du Prophète : « Une fois que les Dix entamés et que l'un d'entre vous à l’intention de procéder au sacrifice rituel, qu'il ne touche pas à ses cheveux ni à ses ongles jusqu’au moment de l’immolation. » [Mouslim]. S’il commet un de ces actes, alors il demande pardon à Allah et aucun acte d’expiation ne lui est exigé.

 

1 Appelés les Jours du tashriq, il s’agit du 11, du 12 et du 13 du mois de Dul-Hijja. NDT.
2 Fidya : Somme payée par la famille du meurtrier à la famille de la victime afin de se disculper si cette dernière l’accepte. NDT.
3 Rapporté par Abou Dawoud, Ibn Majah, et authentifié par Al Tirmidhi.
4 Moutamati' : c’est le pèlerin qui accomplit la omra puis le hadj durant les mois sacrés, et il se doit d’immoler une offrande.
5 Qarin : c’est le pèlerin qui n’exécute que le hadj et qui doit, comme le moutamati', immoler une bête.


Source : Cheikh Salih al Fawzan | Al-Moulakhass al Fiqhi, Sheikh Saleh al‑Fawzan, pp. 449-451

http://diffusion.albounyane.com/index.php/articles/adorations-jurisprudence/546-les-regles-du-sacrifice-de-l-aid.html

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